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samedi 22 avril 2017

Article du mois – 03 - La terraformation.


Issue de la science-fiction, la terraformation est devenue une science étudiant la transformation de l'environnement naturel d'une planète, d'une lune ou tout autre corps, afin d'y réunir les conditions permettant une vie de type terrestre, espérant donc la rendre habitable par et pour l'Homme.


Vue d'artiste des différentes étapes de la terraformation de Mars – Tu Vas Savoir. Astronomie.
Vue d'artiste des différentes étapes de la terraformation de Mars – Tu Vas Savoir. Astronomie.


L'action primordiale pour y arriver est la modification ou la création d'une atmosphère de composition proche de celle de la Terre, composante essentielle au développement de la vie. On parle aussi d'ingénierie planétaire si l'objectif n'est pas de faire ressembler la planète en question à la Terre.

Il faut noter que chaque candidat à la terraformation présente des conditions qui lui sont propres, rendant le processus spécifique pour chacun d'eux. Les principales études menées concernent la planète la plus proche de la nôtre : Mars. D'autres concernent Vénus, Europe (satellite de Jupiter) et Titan (satellite de Saturne), mais les conditions semblent beaucoup plus difficiles à modifier.

De la fiction à la science.

Progressivement, les scientifiques se sont intéressés à la terraformation, à commencer par l'américain Carl Sagan qui proposa de terraformer Vénus en 1961, à l'aide d'algues injectées dans son atmosphère. L'environnement vénusien est cependant assez infernal, avec une température de l'ordre de 460°C et une pression 90 fois supérieure à celle sur Terre. Ces conditions sont liées à la présence de dioxyde de carbone (CO2) et de vapeur d'eau, deux gaz à effet de serre.

Photographie, algues marines – Domaine public. Pixabay.
Photographie, algues marines – Domaine public. Pixabay.


Les algues devaient générer du dioxygène par photosynthèse et du carbone minéral en se décomposant. La baisse du taux en CO2 entraînait alors le refroidissement et la condensation de la vapeur d'eau. Malheureusement, le carbone a tendance à reformer du CO2 sous forte température... et l'objectif ne semble donc pas atteignable. Suite à ce premier développement, la terraformation s'est petit à petit imposée comme une réelle possibilité et aujourd'hui la terraformation de Mars est un sujet sérieusement envisagé par de nombreux scientifiques.

Mars & Vénus, des clientes potentiels.



MARS.

Illustration de la planète Mars.
Illustration de la planète Mars.


Les images évoquées par Mars sont celles d'une planète rouge, sèche, rocailleuse... sans vie. Cependant, on y distingue parfois des vallées d'apparence érodée et les recherches in situ semblent indiquer la présence d'anciens fleuves et d'anciennes mers.

Or si l'eau, élément essentiel à la vie telle que nous la connaissons, a coulé sur Mars, où se trouve-t-elle aujourd'hui et peut-on la faire resurgir ?

Ce sont les principales questions qui animent les débats autour de la terraformation de la planète. L'objectif est donc de redonner à Mars cet environnement qu'elle semble avoir perdu et y ajouter le nécessaire pour l'Homme.

État des lieux.

Montage photo de la surface martienne – NASA/JPL-Caltech/MSSS.
Montage photo de la surface martienne – NASA/JPL-Caltech/MSSS.


Mars possède plusieurs points communs avec la Terre. Sa vitesse de rotation, l'inclinaison de son orbite ou l'aspect de sa surface laissent entrevoir des paysages modelés par des saisons proches de celles que connait la Terre.

Le sol (régolithe) martien est composé de nombreux oxydes (SiO2 à 45% et Fe2O3 à 15% environ). Cependant le climat actuel n'est pas tout à fait favorable, la température moyenne avoisine les -60°C et la pression atmosphérique est 160 fois inférieure à celle qu'on trouve sur Terre.

Le CO2.

Illustration d'une molécule de CO2 – Tu Vas Savoir. Astronomie.
Illustration d'une molécule de CO2 – Tu Vas Savoir. Astronomie.


De plus, cette atmosphère est composée à 96% de CO2, pour seulement 0.13% d'O2, et n'offre pas de protection contre les rayons cosmiques ou les ultraviolets, destructeurs pour les êtres vivants.

On pense qu'autrefois, l'atmosphère était beaucoup plus dense, toujours composée en majeure partie de CO2, ce qui permettait à de l'eau liquide de s'écouler. On suppose que ce CO2 et cette eau disparus sont contenus dans les calottes polaires et le sol.

La première étape de la terraformation consiste donc à augmenter la température moyenne de la planète pour les libérer. On ne connaît pas bien les interactions entre les différents réservoirs de CO2 (régolite, calotte, atmosphère), mais une quantité suffisante pour hausser la pression jusqu'à 300 ou 600 mbar doit être présente.

La température et l'effet de serre.

L'augmentation de la température de Mars est le point crucial de la terraformation de la planète. <

Pour y arriver, il s'agit d'augmenter l'effet de serre pour donner une impulsion au processus, qui s'amplifie ensuite de lui-même. Une impulsion initiale de 4°C pourrait s'avérer suffisante, d'après les études de Robert Zubrin, président de la Mars Society.

Le processus serait ensuite assez long, à moins de tout faire soi-même. La première solution est l'utilisation de miroirs géants en orbite de 100 km de rayon pour 200 000 tonnes. Ces miroirs doivent réfléchir la lumière du soleil vers le pôle Sud afin de faire fondre la calotte et libérer le CO2 qu'elle possède.

La deuxième solution pour faire fondre la calotte consiste à la noircir en y déposant de la poussière, de la poudre de charbon. Ce procédé permettrait de noircir la calotte et ainsi la réchauffer et la faire fondre, le noir absorbant la chaleur solaire.

Seule ombre au tableau, les vents martiens, assez violents, posent alors un problème sérieux.

L'eau.

Photographie, chute d'eau - Tu Vas Savoir. Astronomie.
Photographie, chute d'eau - Tu Vas Savoir. Astronomie.


La température plus agréable et l'atmosphère plus dense ne rendent pas la planète plus humide. Pour réactiver le cycle de l'eau, nécessaire au développement de la vie, on peut recourir à certains principes évoqués précédemment.

La calotte sud doit contenir une quantité importante libérée lors de sa fonte par exemple. Le sol en contient probablement également sous forme de permafrost ou pergélisol.

Ensuite, il faut la vaporiser, à l'aide des miroirs dont on concentre la lumière sur une zone restreinte, ou bien directement à partir d'un noyau de comète, glacé, qui s'écraserait à la surface. Ces méthodes restent préférables à l'emploi de bombes thermonucléaires, qui rendraient la planète radioactive.

Les limites.

Même si les technologies nécessaires ne sont pas forcément si hors de portée (la fusion thermonucléaire pour déplacer des astéroïdes et réduire le temps des voyages, ou bien la construction en orbite sont déjà en cours de développement par exemple.)

Et même si l'Homme a toujours su créer les outils dont il a eu besoin, une telle entreprise n'est pas d'actualité. Il faudra dans un premier temps envisager des bases autonomes couvertes, en y maintenant un petit écosystème, ce qui posera déjà beaucoup de problèmes.

Vue d'artiste, la vie sur Mars - NASA/JSC BY MARK DOWMAN OF JOHN FRASSANITO & ASSOCIATES
Vue d'artiste, la vie sur Mars - NASA/JSC BY MARK DOWMAN OF JOHN FRASSANITO & ASSOCIATES .


VENUS.

Pôle Nord de Vénus - SSV, MIPL, Magellan Team, NASA.
Pôle Nord de Vénus - SSV, MIPL, Magellan Team, NASA.


Diminuer la température.

Deux pistes sont explorées pour diminuer la température à la surface de Vénus:
  1. diminuer le rayonnement solaire, soit en faisant de l'ombre, soit en augmentant l'albédo.
  2. Diminuer l'effet de serre.

Diminuer la pression atmosphérique.

Expulser du gaz hors de la planète semble très difficile. La meilleure solution semble être de transformer le gaz en composé solide ou liquide. Soit en envoyant de la poussière de magnésium ou de calcium (que l'on pourrait prélever sur Mercure, ce qui conduirait à la formation de carbonates, soit en injectant de l'hydrogène qui conduirait à la production de graphite et d'eau via une réaction chimique. Une autre solution serait d'introduire des organismes vivants, comme des bactéries extrêmophiles.

Des cités flottantes dans les nuages.

Une idée originale pour permettre une colonisation rapide de Vénus, proposée par Geoffrey A. Landis, est de faire flotter d'immenses sacs de gaz à environ 50km d'altitude, à condition de veiller à ce que lesdits sacs résistent aux pluies d'acide sulfurique courantes à cette altitude, là où la pression atmosphérique et la température sont proches des conditions terrestres.

On pourrait construire des villes à l'intérieur des sacs, qui flotteraient sur l'atmosphère dense de Vénus comme des montgolfières dont l'habitacle serait à l'intérieur du ballon. Le gaz à l'intérieur serait un mélange respirable. De telles cités pourraient être comme une tête de pont d'où assurer les interventions lourdes pour une terraformation complète de Vénus.

Vidéo - Vue d'artiste des cités flottantes de Vénus – NASA.


Rédaction/Infographie/Webmaster: TC - Tu Vas Savoir - TVS.



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samedi 25 mars 2017

Article du mois -02- Notre Voie lactée, la nomade.


Une nouvelle étude vient d’éclairer les dernières zones d’ombre sur les raisons pour lesquelles la Voie lactée fend l’espace intergalactique à 630 kilomètres par seconde.


Vue de la voie lactée – Domaine public. Pixabay.
Vue de la voie lactée – Domaine public. Pixabay.

La Terre tourne autour du Soleil, le Soleil tourne autour du centre de la galaxie, et cette galaxie qui est la nôtre, la Voie lactée, fend elle-même l'espace intergalactique à la vitesse de 630 km/s, soit 2,3 millions de km/h !

Comme si cet immense nuage d'étoiles (la Voie lactée en comprendrait quelque 120 milliards regroupées dans un disque de 100.000 années-lumière de diamètre) « tombait » vers une colossale concentration de matière qui l'attirerait à elle par effet gravitationnel.

Ce dernier mouvement, qui vient compliquer encore un peu plus le grand ballet cosmique, est aujourd'hui bien établi, mais il a longtemps été jugé impossible par la majorité des astronomes, au motif que l'intensité d'un champ gravitationnel décroît très vite avec la distance, comme l'a établi Newton.

Galaxie d'Andromède – Domaine public. Pixabay.
Galaxie d'Andromède – Domaine public. Pixabay.
Etant donné la taille des abîmes de vide séparant la Voie lactée de ses semblables (à l'exception notable de la galaxie d'Andromède, notre proche voisine), la quasi-totalité des astrophysiciens se refusait à croire que la gravitation exercée par de lointaines galaxies puisse mettre en mouvement la Voie lactée et sa soeur jumelle, Andromède.

Une opinion dominante tellement bien ancrée dans les esprits que les sept chercheurs qui postulèrent, à la fin des années 1980, un mouvement rectiligne de la Voie lactée à la vitesse indiquée plus haut furent surnommés les « sept samouraïs », car prêts à sacrifier leur carrière pour une chimère. « Et pourtant », comme dirait Galilée...

Un trou dans la toile cosmique.

Vue d'artiste, L'esapce – Domaine public. Pixabay.
Vue d'artiste, L'esapce – Domaine public. Pixabay.
A la pointe de ce champ de recherche, une équipe franco-israélo-américaine vient, fin janvier, de publier une nouvelle étude dans « Nature Astronomy ».
Laquelle affine le tableau et éclaire les dernières zones d'ombre sur l'explication de ce mouvement de notre galaxie. « Depuis la fin des années 1980, nous savons que l'axe selon lequel se déplace la Voie lactée pointe vers une région de l'univers distante de nous de 170 millions d'années-lumière et caractérisée par une importante concentration de matière, puisque riche au total de plusieurs milliers de galaxies regroupées en six amas », explique Daniel Pomarède, ingénieur chercheur au CEA et coauteur de l'étude.

Une masse de matière d'autant plus énorme que l'on sait, par ailleurs, que dans toute portion de l'univers, les étoiles qu'elle contient ne constituent qu'un cinquième de la quantité totale de matière qui s'y trouve : les quatre cinquièmes restants, formant la partie immergée de l'iceberg, sont composés de « matière noire » qu'il serait plus exact d'appeler la matière invisible, puisqu'elle n'interagit pas avec la lumière.

Baptisée « Grand Attracteur », cette région de l'univers a tout de suite été identifiée comme le responsable du mouvement de la Voie lactée. Mais il y avait un double hic.
  1. Tout d'abord, la ligne de visée du mouvement de la Voie lactée ne coïncidait pas exactement avec la localisation du Grand Attracteur.
  2. Ensuite, si considérable que soit la masse de matière totale (visible et invisible) concentrée dans cette région, elle ne suffisait pas à expliquer la vitesse de ce mouvement.
Quelques années plus tard a été découverte une seconde concentration de matière, dite « concentration de Shapley », située dans la même ligne de visée que le Grand Attracteur mais beaucoup plus loin, à 600 millions d'années-lumière.

Comme la concentration de Shapley est aussi beaucoup plus grosse, son influence gravitationnelle, loin d'être nulle, s'ajoute à la sienne. Mais, là encore, les calculs théoriques montraient que le compte n'y était pas.

On continue alors à chercher mais dans la direction opposée, et, à 700 millions d'années-lumière, les chercheurs ont trouvé une autre zone spéciale car... quasi vide ! Un immense trou dans la toile cosmique, un désert stellaire. Du coup, l'attraction gravitationnelle exercée par le Grand Attracteur et Shapley est d'autant plus puissante que, de l'autre côté, aux antipodes, aucune galaxie ou presque n'existe pour tirer dans le sens opposé. Cette zone désertique agit donc comme une sorte de repoussoir, c'est d'ailleurs ainsi que l'équipe l'a appelée. Et cette fois les calculs tombent juste !

Au-delà de cette découverte récente, c'est toute la vision que les astrophysiciens se font de la structure de l'univers à grande échelle - la toile cosmique - qui a radicalement changé en l'espace de quelques années, en grande partie grâce au programme de recherche « Cosmic Flows », initié en 2006 par Hélène Courtois et son équipe.

En forme de « mousse de bulles de savon ».

Illustration, mousse de bulles – Domaine public. Pixabay.
Illustration, mousse de bulles – Domaine public. Pixabay.
Les galaxies ne sont pas distribuées uniformément dans l'univers. Elles se regroupent en amas, qui eux-mêmes se regroupent en super-amas - par exemple le super-amas de la Vierge dont fait partie la Voie lactée, avec environ un millier d'autres galaxies. En résulte, à plus grande échelle encore, une structure en forme de « mousse de bulles de savon », les galaxies se concentrant sur les parois des bulles.

Mais le grand apport de l'équipe franco-israélo-américaine et du programme Cosmic Flows, rendu possible par l'amélioration des grands radiotélescopes et les progrès des supercalculateurs, ne réside pas là.

« Il a été de comprendre qu'il fallait raisonner en termes de bassin versant, explique Hélène Courtois. Il y a six bassins versants en France. Selon qu'elle se trouve dans l'un ou dans l'autre, une rivière va finir sa course ici plutôt que là. Il en va de même avec la toile cosmique. La Voie lactée et le millier d'autres galaxies du super-amas de la Vierge font tous partie du même bassin versant, dont le "centre de gravité" correspond au Grand Attracteur. Toute galaxie située à l'intérieur de ce bassin se laissera glisser, par la gravitation, vers cette région qui forme un noeud dans la toile cosmique. »


Une nouvelle vision qui s'agrémente d'une forme de poésie. Comme les radiotélescopes hawaïens ont été beaucoup mis à contribution, Hélène Courtois et son équipe ont décidé d'utiliser cette langue pour baptiser ledit bassin versant. Leur dévolu s'est porté sur le terme « Laniakea », qui signifie « immense horizon cosmique ».

Rédaction/Infographie/Webmaster: TC - Tu Vas Savoir - TVS.




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samedi 18 février 2017

Article du mois - 01 - Univers, cosmos et espace, quelle différence ?


Ils sont utilisés par tout le monde et ont pour le commun des mortels une connotation très concrète. Mais pour les astrophysiciens ils ont un sens bien précis et lorsqu'on les explique, on touche presque du doigt...
L'abstrait.



Illustration voie lactée – Domaine public. Pixabay.
Illustration voie lactée – Domaine public. Pixabay.

L'univers.


Étymologie.
Du Latin « universus », signifiant un tout entier. Composé de « unus » qui veut dire un, et de « vertere » qui signifie tourner, on peut donc le traduire par : rassemblé, uni en un, uni vers.

En astronomie.
L'univers est la totalité de ce qui existe. Cela inclut les planètes, les étoiles, les galaxies, ainsi que les particules subatomiques, toute la matière et l'énergie dont la majorité est probablement sous forme de matière noire et d'énergie sombre.
C'est donc le lieu où se trouve la somme de ce que l'on connait, mais aussi de ce que l'on ignore, d'un point de vue astronomique. Une sorte de chaos « organisé ».

Mais à quoi ressemble ce chaos ?
Grâce à la cosmologie (nous verrons cela plus loin.), nous allons partir de la théorie la plus communément acceptée, celle du Big-Bang, et faire un état des lieux sur tout ce que nous savons.



  • Le Big-Bang : Il y a 13,8 millions d'années, une explosion provoque le début de l'expansion de l'univers dans toutes les directions.
  • Nous savons qu'une explosion s'imprime dans une forme sphérique, puisque dans toutes les directions.
  • Nous savons également qu’à ce jour, rien ne se déplace plus vite que la lumière soit 299 792 458 m/s, ou encore 9 460 730 472 580,8km/an ou environ 10 13 milliards de km/an.

  • Illustration du Big-Bang – Domaine public. Pixabay.
    Illustration du Big-Bang – Domaine public. Pixabay.

    Il est donc alors possible d'avancer l'hypothèse que l'univers a une forme sphérique d'un rayon de 13,8 milliards d'années-lumière, pour les particules les plus éloignées. Si vous voulez savoir ce que cela fait en km, soyez gentil de sortir vos calculettes !!
    (Nota :Cette théorie est extrêmement simpliste et n'est là que pour servir d'exemple et pour que le plus grand nombre comprenne le fonctionnement de la cosmologie. Effectivement, Nous ne savons ni la forme locale ni la forme globale de l'espace de notre univers.)
    Et voilà pour l'univers.

    Le cosmos.


    Étymologie.
    Du Latin « Cosmos » monde, empreinté au Grec ancien « kosmos », ordre, ou monde qui a un ordre (en opposition au chaos).

    En astronomie.
    Le cosmos est le système, complexe, où l'univers est considéré comme un système ordonné, par des lois physiques et des observations. Il fait référence, entre autres à la création de l'univers. La cosmologie a d'ailleurs pour objet l'étude de l'univers et de sa création.

    Illustration. Domaine public. Pixabay.
    Illustration. Domaine public. Pixabay.


    Et l'espace dans tout ça ?


    Étymologie.
    En latin « spatium », il possède deux significations : Stade, étendue, arène... En ancien et moyen français, il signifiait une durée, un laps de temps : « le soleil occupait tout l'espace du jour. »

    Vue nocturne de l'espace – Domaine public. Pixabay.
    Vue nocturne de l'espace – Domaine public. Pixabay.


    En astronomie. L'espace, c'est l'étendue tridimensionnelle, sans borne, dans laquelle les objets, les événements ont une position et une direction relative, autrement dit, le lieu où ils existent.
    L'espace physique est souvent conçu en trois dimentions (3D) linéaires :


  • Hauteur.
  • Largeur.
  • Profondeur.


  • Illustration des différentes dimentions. La 4D implique un mouvement.
    Illustration des différentes dimentions. La 4D implique un mouvement.


    Mais les physiciens modernes le considèrent en 4D. Effectivement, il rajoutent le temps. Ce qui permet à l'espace en 3D de faire partie d'un continuum illimité, ou mouvement inscrit dans le temps appelé espace-temps.

    En d'autres termes, l'espace est la matrice où, l'univers et le cosmos sont présents.

    L'espace est donc comme une chambre d'enfant que l'on regarde par le trou de la serrure. Si l'on la regarde en pensant « Univers », on y verra alors une chambre, avec tous ses jouets, meubles et livres en désordre. Mais si on la regarde en pensant « Cosmos », alors tout nous paraitrat en ordre ou, en cours de rangement.

    Illustration – Domaine public. Pixabay.
    Illustration – Domaine public. Pixabay.


    Et pour la petite histoire :

  • Les Russes envoient des « cosmonautes », dans le cosmos.
  • Les Américains des « Astronautes » qui vont dans les astres.
  • Les Européens des « Spationautes » qui vont dans l'espace.
  • Et les Chinois des « Taîkonautes » qui, eux, vont juste...très, très loin.

  • Rédaction/Infographie/Webmaster: TC - Tu Vas Savoir - TVS.



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